Tous les chemins mènent à Orgrimmar

Hier soir, nous étions un petit groupe à prendre l'apéro dans le salon du manoir. Entre deux verres de jus d'orange, Phoebe a proposé une sortie collective improvisée. Deux heures plus tard, nous étions fin prêts pour l'aventure.

J'étais un peu intimidée, car je n'avais pas appelé ma wyrm squelettique des glaces depuis un paquet d'années, et je craignais qu'il n'en restât qu'un tas d'os inanimés. Heureusement, elle a répondu présente à l'invocation "It's a Mega-blast !", comme de coutume.

Le temps que ma monture et moi-même soyons fin prêtes, une partie du groupe était déjà en route vers des horizons inquiétants, déterminés à extirper les secrets environnant le Trône du Tonnerre.

Après quelques gratouilles à ma fidèle wyrm, j'ai sorti une moto pétaradante pour esscalader un ou deux pics rocheux et rejoindre Phoebe, Marti, Adora et Khamúl, déjà en haut depuis un moment.

La vue était pas mal du tout de là-haut, bien qu'un vent franchement froid soufflât férocement. La forme de l'édifice flottant en face de nous me rappelait vaguement un souvenir de film gobelin inquiétant.

Profitant d'un courant ascendant favorable, nous avons déplié nos planeurs et foncé vers le chaos.

À l'intérieur c'était encore plus effrayant, et je commençais à regretter de m'être laissée entraîner dans un lieu aussi dangereux. Heureusement, les mieux équipés d'entre nous avaient raison des dizaines — que dis-je, des centaines ! — de blobs rouges que nous ne cessions de rencontrer.

Au moment où tout le monde a sorti les piolets pour esscalader le mur intérieur, mes ennuis ont vraiment commencé. Des portails magiques vers Orgrimmar ont fleuri comme des primevères au printemps, apparemment sortis de nulle part ! J'ai eu beau essayer de les éviter, plusieurs fois je trébuchais et me faisais engloutir bien malgré moi.

Les recherches de chemins praticables ont continué tard dans la nuit. Fina est en outre venu nous rejoindre pour un temps. Même les techniques ultimes de Khamúl n'ont pas réussi à venir bout de ces vieilles pierres retorses.

Finalement, beaucoup d'acharnement et un peu de rappel nous ont hissés, Phoebe et moi, en haut d'un support de brasero.

Cela nous a permis de bénéficier d'un super promontoire pour sortir à nouveau les planeurs, et profiter de paysages improbables sur le chemin du retour.

Mjollnà

Note : Merci à Adora pour l'image numéro 1 :)