Un monde illogique

( Suite du secret de l'œil )

Fiole bien en main, je retournais vers le gnome qui m'attendait à la bibliothèque de Forgefer.

C'était un jour tranquille, le printemps à Dun morog, et une douce brise me caressait la barbe.

Pourtant, je n'étais pas serein, l'épisode à Ahn Qiraj occupait toujours mes pensées : les chuchotements, Silithus dévasté, les créatures géantes... J'en avais bavé pour cette fiole, et pas qu'un peu.

Je commençais à entrevoir Forgefer derrière une colline.

Le vent était toujours doux.

Je pensais arriver d'ici une quinzaine de minutes...

Je ne pouvais pas imaginer à quel point j'allais me tromper.

Le vent se mis à souffler plus fort, et j'avais un mauvais pressentiment.

Je donnai l'ordre d'accélérer à ma monture et à ce moment mon oreille gauche commença à sentir un bourdonnement, un bourdonnement qui se muait progressivement en...

- Tu...

Mon bouc stoppa net, c'était quoi ça ?

Une voix... Qui...

- Haltes !

Le vent s'était mis à tourner devant moi, formant un tourbillon. Celui-ci dura une vingtaine de seconde avait de disparaître d'un coup en un fracas, laissant apparaître à sa place un poulet géant.

Le poulet se transforma quasi immédiatement en un humain vêtu d'un habit de bleu et d'un capuchon de la même couleur.

Je n'y croyais pas.

Je connaissais l'existence de ces êtres : Espèces de Dieu polymorphes possédant des pouvoirs extraordinaires et se considérant comme les justiciers de ce monde.

Ils peuvent en une fraction de seconde résoudre tout vos problèmes, mais leurs fureurs peut faire disparaître n'importe qui tout aussi rapidement.

De nombreuses personnes leurs vouent un culte en leurs envoyant des lettres bizarres avec marqué tous leurs soucis, certains tentent même des les invoquer. En tout cas, il y a peu de témoignages, les rares personnes ayant essayé de partir à leurs rencontres, sont aujourd'hui dans la catégorie : Disparu, présumé mort.

- Que... me voulez-vous ? osai-je.

Il tira un long parchemin, puis commença à le lire.

- Saouline Yselkïn, vous êtes aujourd'hui présent, accusé d'avoir utilisé divers "exploit-bug" afin de posséder un avantage en raid,

chose interdite selon l'article 59 page 6 de la Shaärte, nous avons par conséquent le regret de vous annoncez que la sanction prise

à votre égard est le bannissement à vie d'Azeroth ; pour toute objection veuillez contacter notre service qui de toute façon ne fera rien pour vous ; et n'oubliez pas les promotions pour le mini pet roi liche, 50 000po seulement !

J'allais objecter, mais deux écureuils géants se jetèrent sur moi, m'assommèrent et je ne me souvins plus de rien jusqu'à mon réveil.

Ma pauvre tête...

J'avais l'impression de m'être réveillé un matin après avoir bu avec des amis pendant tout un samedi soir lors de la fête de la bière, ce n'était vraiment pas beau à voir.

Une fois que cinq sens furent opérationnels ( enfin, comme ils le pouvaient ), ils se mirent à analyser l'endroit où j'étais, qui pouvait être considéré comme... Spécial.

Une simple salle blanche, avec une décoration plutôt avant-gardiste dans le genre minimaliste.

On pouvait retenir la présence d'une chaise, bien au centre comme si il n'y avait qu'elle ( ce qui était le cas ). Cette pièce était complétement fermé, il n'y avait ni porte ni fenêtre !

Au moment où je m rendis conte que j'étais piégé, une voix retentis dans la salle :

- Veuillez vous assoir, je vous pris.

Je m'exécutai, puis la voix continua :

- Tout d'abord bienvenue dans l'interrogatoire, nous allons vous questionner un peu avant d'envoyer votre cadavre dans le néant distordue.

- Trop gentil, répondis-je.

- Voici l'accusation à votre égard : Czzzzi carik karazi zara, ilyzora ; Ce qui signifie en Qirai du sud :

"Il est passé dans le mur, report, ban, olol"... Admettez-vous les faits ou bien vous déclarez-vous coupable ?

- Ben, pour être franc...

- Bien, merci, question suivante...

La chaise était mine de rien vachement confortable :

Cela aurait été parfait si je n'avais pas la certitude d'être envoyé dans le néant à la fin du questionnaire.

La voix repris ses questions :

- Connaissez vous la recette du bœuf bourguignon ?

- Oui.

- Ok, je rajoute dans cheat donc, recette pas en jeu, vous êtes cuit mon bonhomme, question suivante...

Avez-vous déjà mangé un couscous avec un membre d'Al Quaida ?

- Non, mais je sens la référence nase.

- Ok, je note...

Les questions se suivaient, c'était long mais ce n'était pas pour autant que j'étais pressé de voir la fin.

Il fallait que je trouve un moyen de partir d'ici, et vite, le temps était compté.

Assez vite, un plan germa dans mon esprit, risqué et avec peu de chance d'aboutir, mais je n'avais plus le choix.

Aussi, j'éprouvais une grosse pincée au cœur à devoir l'appliquer, je jetai un coup d'œil à mon loup qui dormait à coté de moi, puis je dis :

- Vous savez, votre collègue, l'humain, il s'était transformé en un trotteur des plaines gigantesque !

Il m'a dit que c'était le seul à pouvoir le faire.

- Il m'énerve celui là, je ne supportes plus son arrogance, je vais vous montrer moi.

Un orc vêtus de bleu sortit de l'ombre, puis se transforma immédiatement en un trotteur des plaines bleu.

Le trotteur dit alors:

- Et bien ? C'est t'y pas beau ça ?

- Si, mais l'autre avait des plumes à sa queue beaucoup plus grande !

- Ah ouais ?

Il se tourna et commença à marmonner quelques trucs, c'était le moment.

Je bandai mon arc, puis lui décochai une flèche de givre à ses pieds ce qui le congela instantanément.

Je n'avais plus le choix à présent.

- Pastis, tu es libre maintenant!

J'avais révoqué mon familier, car j'allais bientôt en avoir un autre : Domptage sur le trotteur !

Le domptage commença, et Je voyais mon loup s'effacer lentement, l'air effaré, mais je devais rester concentré sur l'orc en bleu.

- 7...8...9...10 ! Tu es à moi maintenant !

- Et tu vas faire quoi maintenant ? dit le trotteur en souriant, si tu crois me faire peur comme ça, je vais me...

Trop tard pour lui, j'avais déjà incanté mon œil de la bête, j'avais accès à toute ses techniques maintenant, et j'avais deux minutes pour trouver la bonne. Finalement j'avais trouvé une jolie téléportation ( zone : ? ), je vérifiai que Pastis avait totalement disparu puis je l'appliquai sur moi-même canalisant le contrôle, et j'en profitai pour incanter une petite [ explosion de la goule ] pour mon ami orc, et mon contrôle fut rompu.

J'étais enfin libre !

La téléportation m'avait emmené dans une zone curieuse, juste devant une maison :

À peine remis de mes émotions, j'entendis le bruit d'une violente explosion sous terre... Était-ce l'orc ? La téléportation m'aurait donc emmené seulement 3 mètres plus haut ?

Je n'en savais rien, je devais repartir d'ici et retrouver mon loup si possible.

Cette endroit ne me rappelait rien, je fis un tour rapide des environs et cela me pris environ deux minutes :

C'est tout petit et en plus c'est une île !

Il n'y avait rien excepté cette petite maison, quelques arbres, une colline, et l'océan.

Les arbres étaient très typés strangleronce :

Pourtant, aucune trace de la côte des royaume de l'est... Le vent n'était pas le même en plus.

Quelque chose me disait que je ne me trouvais pas dans les environs de Strangleronce, et même très loin ailleurs.

Le ciel peut peut être, il était beau et avait quelque chose de mystique.

Quelque chose d'unique.

La lune scintillait doucement :

Elle me rappela Pastis, mon loup, que j'avais abandonné afin de fuir le jugement de l'orc en bleu et qui à l'heure qu'il est devait être en train de errer quelque part.

Il fallait que je le retrouve, la révocation d'un familier ne le téléporte généralement pas trop loin, et j'avais bon espoir.

Soudain un sentiment profond de déprime m'envahit, j'étais seul, et cela ne m'étais pas arrivé depuis très longtemps.

On dit qu'un chasseur sans familier est un bon chasseur, mais pourtant je n'avais pas l'impression d'être un bon chasseur.

Quitte à rester une éternité dans cet endroit, je me décidai quand même à visiter la maison.

Première remarque :

Aucune chose monstrueuse, et aucun phénomène paranormal pour m'accueillir, ça change.

Quelque chose me vins à l'esprit : Et les hommes en bleu ?

Ils vont revenir ?

Ils ont déjà réservé ma place pour le néant distordue et sont à ma recherche ?

Mais pourquoi j'ai dis que je connaissais la recette du bœuf bourguignon ?

Je n'en savais rien, et je fis le vide dans mes pensées avant de m'enfoncer un peu plus loin dans cette demeure.

Deuxième constat :

Aucuns, c'était plat et banal au possible.

Si on devait présenter l'exemple type de la maison humaine de base, on ne pourrais pas avoir mieux je pense.

C'était néanmoins confortable, mais rien de vraiment fantastique s'y trouvait.

En cherchant bien, j'avais finalement trouvé un message sur le mur, celui-ci disait :

* Bienvenue à la maison de l'île des mj, ami aigri par une journée à répondre à des requêtes débiles !

Si tu es fatigué, n'hésites pas à aller aux jacousies qui n'existent pas dans cette maison vide et sans intérêt ! *

Les mj... Ce messages semblaient s'adresser aux êtres en bleus, et l'endroit où je me trouvais se nommait : île des mj.

Cette histoire commençait à devenir loufoque... J'avais la certitude que j'étais dans un lieu où je ne devrais pas être.

La visite à l'étage ne m'apprit rien de plus :

Je sortis, il était temps de fuir cette île maintenant.

Il fallait tout d'abord que je prenne de la hauteur afin de vérifier si il n'y avait pas d'autres terres aux alentours...

...Pour arriver à la génialissime conclusion qu'il y n'avait effectivement rien en vue et absolument aucun moyen de quitter cette île sans passer par l'option nage...

Ou pas, comme dirait l'autre.

En effet, il y avait une petite barque amarré à un ponton... Comment avais-je pu la rater pendant tout ce temps ?

Enfin là n'est pas la question, cette petite barque était un véritable don du ciel.

Elle avait l'air peu solide, et le crissement qu'elle faisait lorsque je marchais dessus était plutôt inquiétant...

Mais ne chipotons pas... C'est n'est pas comme si j'avais le choix.

Zin rock, l'arme légendaire du Dieu sanglant Hakar, me servant de rame, j'attaquai sans plus attendre l'océan infinie.

Je m'imaginais, courant sur l'eau et admirant l'île au loin.

Adieu l'île des mj ! À jamais sûrement !

Emporté par le courant vers des terres inconnus, mon voyage ne faisait que commencer.

... J'avais un peu faim.

Version épique

Le voyage en mer dura trois jours, autant de jours où je ne pu rien me mettre sous la dent.

Pêches ! Me dira-t-on... Mais bizarrement ces océans semblait vierge de poissons, et de n'importe quel être vivant au passage.

Mourir lentement de faim au milieu de nul part, cela donnais presque envie de revenir voir l'orc bleu...

Mais, un soir, fièrement dressé sur l'avant de ma barque, guettant l'espoir, je la vis.

Mes forces rassemblées, je hurlai : " Terre ! ", pointant Zin rock vers cet Eldorado.

Le vent soufflait sur mon visage, faisant faire des courbes harmonieuses à ma barbe et ma moustache, je dominais ce vent, je lui commandais de me prêter sa force afin de me pousser vers ce miracle.

L'île se rapprochait, moi, impassible, observais, analysais sa forme grandissante.

Après une interminable attente, ma barque toucha enfin terre, s'enfonçant lentement dans le sable, j'étais sauvé.

Véritable version :

Je dormais à moitié mort de faim jusqu'à ce qu'un bruit sourd me réveilla.

J'entrouvris mes yeux, mais avant d'avoir me rendre compte que le poulet en costard était un rêve, la barque se retourna violemment et m'expédia dans une espèce de boue sablonneuse.

J'étais dégueulasse, plein de bleus, mais sauvé quand même.

Une question vraiment stupide me vint à l'esprit : Je suis où là ? ; Comme si j'allais avoir la chance de reconnaitre ce lieu ou qu'une réponse tombe du ciel ! En parlant de ciel, Il faisait nuit, assurément, mais ce n'était pas une nuit classique, elle possédait quelque chose de...

Je ne saurais comment décrire, comme si la lourde et encombrante atmosphère Azérothienne avait disparu.

Une légèreté dans l'air, un sol qui semblait épuré, autant de choses qui me permettais de déduire que j'étais dans un lieu bien classé dans le genre non référencé.

Ce sable était... euh.

Blanc, il n'y a pas de doute.

Trop blanc dirait une personne sensé, et j'aurais été bien d'accord avec elle.

Je voyais une maison au loin, signe de civilisation ? Elle me rappelais bizarrement quelque chose...

Cela pouvait tout aussi être une illusion, dans l'histoire je n'avais toujours rien mangé et le roi magni chevauchant un elekk rose devenait trop réaliste pour mon esprit pour que mon jugement ai une valeur à ce moment là.

C'est donc le ventre vide mais paraissant bourré quand même, que je partis à la découverte de cet autre nouveau monde, ça en serait presque épique.

Il y avait comme un défaut de conception dans ces sols...

Je veux bien croire que le sol regorge géologiquement de plein de surprises, mais là c'était très gros.

Ils ne savent pas colorier les Titans ?

Je ne m'attardai pas plus sur ce "détail" bizarre qui rejoignis ses confrère dans une déjà longue collection ; et je repris ma route vers cette maison, ou maintenant que je la vois mieux : Une abbaye.

Mais c'est l'abbaye de conté de l'or, bien sûr ! Mais... Que fait-elle là ? Que sont les petites tentes devant ?

Autant de question qui restèrent comme d'habitude sans réponse, et pour éviter de déblatérer un autre pavé sur mon incompréhension de la situation et sur mon envie de revenir dans mon chez moi bien au chaud, je me mis à visiter l'intérieur de ce fameux édifice.

Tout comme l'extérieur, l'intérieur était parfaitement identique.

Même mon GPS ( gnome portatif salubre ) m'indiquait que je me trouvais en plein dans la forêt d'Elwin, ce n'étais à rien comprendre !

Même la nourriture de l'abbaye était présente !

...

Nourriture ?

Il ne me fallu pas plus d'une demi-minute pour tout engouffrer.

Ah ces pommes ! Bien moisi par tant d'années à rester ici !

Mais là n'est pas le sujet.

Le ventre repus, je sortis de l'abbaye en ma foie de bien meilleurs conditions physique et mental.

Il fallait bien ça pour me convaincre de ce qui se trouvait devant mes yeux... :

Chow is my love monkey.

En commun : Chow est mon singe que j'aime.

Mais bien sûr...

Je ne cherchais même plus d'explication logique, la phrase m'avait fait sourire, j'admets.

Si je dompte un singe, je le nomme Chow.

Ma visite des lieux continua, un champs se trouvait derrière l'abbaye :

Il était jonché de petite statuettes provenant de la cité de Zul gurub et d'une tour de guet provenant des Tarides si je ne m'abuse.

Le sol était fraichement labouré, mais je n'avais trouvé d'habitants dans ces contrées.

Ils devaient avoir des relations avec Hurlevent pour arriver à recopier si bien l'abbaye de conté de l'or, je ne me souvenais pourtant pas d'un peuple qui s'amusait à marqué des choses sur les singes en gros sur le sol.

Un arbre était présent dans ce champ :

Sa forme est peu commune, et surtout il est seul ce qui est plutôt rare pour un arbre.

Quelque chose clochait dans cette histoire, un peu tout cloche en fait.

C'était, un peu effrayant, il me semblait que les bases élémentaires de la logique s'en allait dans ce monde.

Mon gnome ne me servant pas à grand chose ici, je partis en direction de la forêt qui se trouvait derrière dans l'espoir de me repérer.

C'était une forêt basique, pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Le sol possédait un jolie reflet vert, qui contrastait agréablement avec la couleur marron clair des arbres.

Le lieu était en globalité assez calme, et la traversé se fit sans encombre.

À la lisière j'aperçus quelque chose de plutôt étonnant... Une silhouette, et humaine même !

De la vie ? Ici ? Je n'y croyais pas, j'allais enfin peut être avoir des réponses sur ce lieu étrange !

J'allai à sa rencontre et lui dis

- Bien le bonjour, humain ! J'aimerais vous poser une ou deux questions...

- ...

Le contact s'annonçait déjà difficile.

- Je viens un amis ! Tu understand mi zhong guo hua ma ?

- ...

Toujours rien, l'homme restait de marbre.

Je remarquai un détail singulier, il était en slip, aller diable savoir pourquoi.

Après la tentative de communication par la parole, je me mis à m'agiter devant lui, sans plus de résultats.

Il restait complétement immobile, même pas un clignement d'œil, rien !

Pourtant ce n'était pas une statue, l'homme était bien en chair et en os mais...

Ne respirait pas, ne semblait rien ressentir, était comme figé dans le temps.

Mon idée de communiquer avec ce légume me semblait plutôt compromis, je me décidai à aller visiter quelques constructions intrigantes qui se trouvaient un peu plus loin.

Un pont tout d'abord, pas fini il me semblait.

Il servait à quoi ? Au vue de sa disposition... A rien.

Il ne semblait rien relié, c'était juste un décor de plus, mais pourquoi ?

Ce pont me rappelait étrangement celui qui menait à la cité de Hurlevent, un hasard ?

En parlant de copie, d'autre choses attiraient mon regard.

Cette tour par exemple :

Elle aussi m'était familière, logique puisque c'est le modèle de base de la tour humaine.

Divers bâtiments semblent avoir été déplacés ( ou copiés ? ) afin d'être placés ici dans des positions illogiques, seul une divinité est capable d'une tel chose, une divinité qui semble avoir très mal compris l'utilité d'un pont.

Je comptais plusieurs petites tours comme cela, dispatchés au petit bonheur la chance.

Qui que soit l'auteur de ce micmac, il a bien du s'amuser dans tout les cas.

Pour continuer dans cette lancée :

Voici une tour des mages qui s'y colle maintenant.

Ressemblant beaucoup à celle de Théramore, surtout de part son intérieur, mais moins bien adapté au décor, si bien que je pencherais qu'ils s'agisse plutôt de celle de Hurlevent dont on aurait amputé le bas, ensuite évidement cette avis n'engage que moi.

C'était à la limite vexant... Pourquoi que des bâtiments humains et fades, et pas une bonne vieille taverne naine ?

Une statue se trouvait devant la tour ( ainsi qu'une allée de petite pyramide flottante ).

La statue représentait un humain nue, ayant dans les mains une sorte de ruban ( ? ) lui cachant ses partis intimes, ainsi qu'une épée qu'il plantait dans le sol.

Cette statue avait perdu sa tête, mais cela la rendait tout de même plus expressif que l'autre plouc en slip.

Si il y avait beaucoup de copies, certaines choses restaient inédites comme ce petit pont en pierre rappelant très vaguement ceux de Rochenoir :

Toute ces choses, et aucuns d'êtres vivants pour le moment !

Ce monde devenait angoissant, tout mes repères disparaissaient les uns après les autres, ce monde ne semblait n'avoir aucune notions d'ordre.

Dun morog commençait à me manquer, et je n'avais toujours pas retrouvé Pastis.

Je voulais partir d'ici retourner chez moi, et ce n'était pas en restant là les bras croisé que j'allais y arriver !

J'escaladai une petite pente afin d'atteindre un petit plateau, puis je repris ma route dans une direction qui me plaisait puisque je n'avais plus aucun repères.

Le sol devint soudainement gris.

J'étais en hauteur par rapport à avant, et une terre complétement dépourvue de relief s'ouvrait à moi.

Seulement trois bâtiments étaient présent sur cette nouvelle surface :

- Une abbaye de conté de l'or, encore une.

- Une hutte Typiquement hordeuse qui se trouvait à plus ou moins 100mètres de l'abbaye.

- Quelque chose qui se trouvait trop loin pour que je puisse discerner précisément sa nature.

Chaque chose en son temps, mon investigation commença par l'abbaye et la hutte :

Sans surprises, l'intérieur de l'abbaye était identique à l'original ainsi que sa copie qui se trouvait plus loin.

N'ayant jamais visité de bâtiments de la horde de ce type, je ne pouvais être certain, mais il y avait de forte chance que se soit le cas aussi.

Jamais l'alliance et la horde furent aussi proches l'un de l'autre, symbole fort et peut être involontaire qui se trouvait dans ce monde inconnu de tous. Guerre stupide, que tout le monde suit par convention, car c'est comme ça qu'il faut faire.

Ce lieu si illogique, semble être libéré de la "logique" de la guerre.

Perdu dans mes pensée, je faillis ne pas remarquer le petit puits de lune qui se trouvait près de l'abbaye :

Une énergie coulait en eux, pourtant leurs modes de créations est ancien et unique chez les elfes de la nuit.

Ce puits resta un mystère de plus à une longue collection.

 

Le troisième bâtiment m'intriguait, il paraissait bien plus grand que les autres.

" Cela va être quoi maintenant ? " pensais-je, " la Cathédrale de Hurlevent ? La banque de Forgefer ? "

J'avais tout faux, il requit le temps que je l'atteigne et l'identifie, mais je pus ensuite affirmer que ce qui se trouvait à présent devant moi était :

Le temple d'Atal Hakar, mieux connu sous le nom de " temple engloutit ". Il en imposait, c'était certain.

Une aura violette était apparu dans le ciel.

J'avais mis de cotés les considérations et les questions à la con du type ( Kékifoulà ? ), je désirais juste l'explorer cette fois ci.

Naïvement, mon regard se détourna :

Un gros " Rapidement" orange fluo était apparu sous mes pieds.

Machinalement, je regardai autour de moi afin de vérifier si c'était le seul message de ce type. Je crus en apercevoir un, derrière une légère crevasse qui semblait tout à fait ordinaire.

Soulignez bien le, " semblait ".

- ziiiiiiiiiiiiiii, Alerte verte !

- ?

Mon gnome portatif salubre se mit soudain à s'affoler :

- Zone : [ cadran de Jeff SE ] chargée !

- Que...

- Zone : [ cadran de Jeff SO ] chargée ! Zone : [ cadran de Jeff NO ] chargée ! Zone : [ cadran de Jeff SE ] chargée !

Zone : [ cadran de NE de Jeff modifié ] chargée !

Et tout cela, quasiment d'un coup.

Le responsable était la crevasse, entrer dedans brouillait les ondes donnant au final des placements assez délirant.

Quand j'en ressortis tout redevint normal, mais mon gnome semblait épuisé.

J'étais venu ici pourquoi déjà... Ah oui, la marque.

Je ne m'étais pas trompé, il y en avait effectivement une :

Un gros "immobile" était marqué sur le sol.

"Immobile", "rapidement", deux chose qui s'opposent, encore une fois.

Cet endroit était d'une richesse ! Je pense que l'on pourrait passer une vie à explorer ce qui s'y trouve, même si personnellement je n'essayerais pas.

Suite à tout cela, Je pénétrai dans le temple.

Il y avait une odeur de renfermé, mais qui n'était pas vraiment gênante en comparaison d'une espèce d'une puanteur très caractéristique des œuf ayant pourris trop longtemps dans l'eau. Il vous faut Un dessin ?

Même mon loup le supportais mal, et pourtant il vit avec moi !

J'avais déjà vu des illustrations montrant le temple engloutit du marais des chagrins, encore une fois la réplique semblait presque identique.

Malgré la présence de nombreux squelette troll sur le sol, il n'y avait pas un signe de vie à l'intérieur.

Pas un serpent ou bien un insecte, non, l'endroit était totalement vide de vie comme le reste de ce monde j'ai l'impression.

Je m'enfonçai plus profondément dans le temple, et à mesure de ma progression, l'air devenait de plus en plus rare au profit d'un espèce de gaz vert provenant sûrement des algues.

* CHPAF *

Un mur invisible ! Qui remplissait parfaitement son rôle d'être invisible et dur.

Après une insulte ou deux, je remarquai une plaque sur le sol avec le sigle attention, cette plaque disait :

" Connu des ceux ayant bravés l'île des mj, l'extrême de tout les mondes, limite du réelle "

Ce mur invisible n'était donc pas ordinaire, mais impénétrable, cela m'étonnerais !

J'incantai un œil de l'aigle, pouvoir qui me permettait de déplacé mon champ de vision à travers toutes limites.

Cela fonctionna, et mon incursion dans le temple continua de cette façon.

L'obscurité devenait presque total à présent, et j'étais d'un coté bien content qu'il n'y ait que mon champ de vision là bas.

La descente dura longtemps encore, divers chemins apparaissaient et j'avais le chic de prendre le mauvais.

Finalement mon champs de vision arriva au bout :

C'était une grande pièce vide se situant derrière un portail et possédant plusieurs porte menant à du néant.

J'y trouvai deux messages tracés sur le sol, ceux-ci disaient :

" Île terminée, portail pour la création ouvert, le néant est maintenant présent dans la grotte"

" île seconde terminée, l'accès au plan Azeroth est maintenant actif, sautez par la fenêtre, veuillez placer ces deux messages hors d'atteinte une fois lu"

Je n'y compris pas grand chose, mais maintenant j'étais certain qu'il existait un moyen de sortir, quel était-il ? Je n'en avais aucune idée pour le moment. Le message parlait également de deux îles, étais-je sur l'une d'elle ? Le seul moyen de le vérifier était de trouver la grotte ou bien la fenêtre.

Je ressortis du temple, pas mécontent de ce que j'y avais trouvé, mais pas totalement convaincue de la signification de ces deux messages.

Cela n'aurait pas été la première fois que cet endroit ce serait joué de moi, il fallait que je reste prudent.

Soudain, un hurlement :

- Aouuhuuuuu !

Pastis ! Je l'aurais reconnus entre mille.

Mon pauvre petit loup sans défense m'appelait à l'aide ( et avais rajouté une insulte que je ne préciserais pas ) !

Instantanément, oubliant les tours, les pont et les messages sortis de nul part, J'enfourchai mon bouc, et ce dernier s'élança en direction de la plaine d'où venait ses appels.

Il me fallu peu de temps pour le rejoindre. Il hurlait en regardant le ciel, comportement classique d'un loup, et avait l'air en bonne santé.

Il se trouvait devant... Une sorte de troue, ou plutôt une brèche qui donnait sur... Le ciel !

Le message de la grotte refis surface dans mon esprit, et si c'était ça ?

Enfin, ce n'est pas tout ça, mais je mis à commencer le ( re )-domptage de mon loup.

Il se laissa faire, d'une manière un peu trop passive je trouvais par contre.

Il n'avais eu aucune réaction en me voyant, à peine si j'existais. Un doute m'envahis : C'est bien lui ? Il y a très peu de chance que cela soit un autre loup, comme je les ai dit plus haut, je pourrais reconnaître Pastis au milieu de centaines de loup ! Mais j'aurais aussi dit ça pour le l'abbaye de conté du nord ainsi que le pont de Hurlevent...

À la fin du domptage, Pastis se mis à me regarder, puis remua la queue et se jeta sur moi.

Je veux bien qu'il soit lent d'esprit, mais cela devait bien faire dix minutes que je restais planté devant lui...

Cela fait, je me remis à analyser le troue.

Je me décidai à envoyer un cailloux dedans afin de vérifier, et je ne l'entendis pas atterrir.

Trois choix s'offraient à moi :

- Sauter dans le vide.

- Rester ici.

Un peu fou ? Sûrement,

J'ai sauté, et mon loup me suivit.

Avez-vous déjà vécu un moment stressant ? Sûrement, mais en avez-vous déjà vécu un comme celui que j'ai vécu à ce moment là ?

Une chute, immense à travers le ciel, qui dura longtemps, très longtemps.

J'avais l'impression que mon cœur allait exploser, j'étais persuadé que j'allais mourir ou pire, que cette chute ne finirais jamais.

Durant cette le temps et l'espace avait disparu, Il ne restait que moi, attiré vers le haut et le bas en même temps.

Ayant comme seule chance de survie, l'inconnu.

Quelque chose se dessinait au loin, une terre ?

Cette chose se rapprochait, vite, trop vite, t......

Réveillé en plein rêve, la réalité reprenait le dessus, et son premier message fut :

* OMG Saouline, tu vas t'écraser, réagis ! *

J'eus le bon réflexe d'activer ma cape parachute, ce qui me sauva de justesse.

J'avais atterri, et j'étais vivant !

Comme le message dans le temple disait donc vrais, j'étais alors dans la "seconde île" :

Ce lieu était une réplique exact des marches de l'ouest !

Si l'on excepte naturellement l'immense bâtiment se trouvant au milieu.

Je me souviens encore, je n'avais jamais rien ressenti de comparable à la vue de cet immense édifice.

J'avais à présent vraiment l'impression d'être dans un autre monde, dans quelque chose d'incroyable peut être vierge de vue jusqu'à mon arrivé !

Ma visite ne commença pas par le temple, mais ses alentours.

Cette réplique exacte des marche de l'ouest n'avait finalement d'exact que la forme de son sol.

On y trouvait les mêmes bizarreries au niveau coloriage que l'autre île :

Il y avait plein une lisière verte, avec une crevasse étant le lit d'un fleuve qui n'existait plus depuis longtemps pour peu qu'il ait existé un jour.

Une copie de la forêt d'Elwin ? C'était très probable, mais cette copie s'arrêtait juste après la crevasse car il y avait... Du vide, une coupure de vide comme celle que j'avais vu à Zul farak !

Une île perdue au milieu du néant, cette idée m'effrayait.

L'immensité de l'océan n'est rien comparé à celui de l'univers, et je commençais à en avoir ma claque de cette notion.

Réflexion personnelle dont tout le monde se moque sûrement mis à part, c'est vrais que c'était bien différent de l'outre terre, pourtant ce sont les même principes...

Je veux dire que le sol ici paraissait creux, ou qu'il y en avait pas plutôt, comme si j'étais sur un simple feuille de terre ce qui est plutôt angoissant vous en conviendrez.

Je décidai de passer par un petit village avant de me rendre à cet immense temple qui aiguisait ma curiosité depuis que j'avais atterri ici.

Il n'y avait rien d'extraordinaire, et volontairement je ne vais pas m'attarder dessus.

Il y avait trois bâtiments présents : une tour, un donjon humain et une auberge.

Tous étaient vide comme d'habitude, je pouvais néanmoins noter que contrairement à la première île la tour était entièrement finie.

Je fis le plein de vivres dans l'auberge, puis je m'apprêtai à partir.

Le temple se rapprochait :

Plus rien ne nous séparait maintenant, et j'étais bien décidé à trouver cette fenêtre.

Mon loup me regarda, et pour l'une des premières fois je ne parvins pas à deviner ses pensée, mais... Non, je n'y arriva pas.

Après avoir fait dépenser un bon nombre de calories à mon bouc, j'étais enfin à l'entrée du le temple.

C'était un énorme trou dans le mur, pas un trou comme celui d'un plancher mal en point ou bien celui d'une taupe !

Ce trou était fin et travaillé, comme celui d'un coquillage en somme, il n'était pas là par hasard.

Ce temple possédait une autre particularité, il était entièrement fait d'une matière inconnue.

On aurait quelque chose de caoutchouteux, mais au toucher c'était semblable à de la pierre extrêmement lisse et froide.

D'après mes souvenirs cette matière était très sensible à la lumière, et rendait éclatantes ses couleurs.

Les couleurs... Vaste thème, point sûrement le plus choquant pour un œil extérieur. Les teintes de couleurs étaient peu nombreuses, mais tellement opposés dans leurs natures que cela en agressait les yeux. Des couleurs qui contre toute logique étaient placé cote à cote créant des mélanges d'une finesse impensable comme le vert fluo et l'orange...

Une même couleur s'étalait parfois sur une immense surface sans changer de ton, cette matière devait sûrement être très résistante aux dégradation.

L'intérieur du temple confirma mon observation :

La violence des mélanges de couleurs étaient tel qu'il était difficile de se repérer pour un œil non exercé.

Je dus faire avec donc...

Cet intérieur s'avérait être décevant, c'était juste une grotte mal faite avec des couleurs flashies.

Le bâtiment était énorme, je trouvais illogique de n'y trouver que ça.

Sans me vanter, j'avais eu raison ! En effet, au bout de cinq minutes de recherches, je finis par trouver une porte ( orange sur fond orange fluo ) pour l'étage du dessus.

* Clic.. toc toc ? *

La porte était fermée, ça n'aurait pas été drôle sinon...

Ce qui m'empêcha de me jeter de rage sur mon pauvre loup , ce fut un message inscrit sur cette porte ( Pardonnez le peu d'imagination de l'auteur ).

* Demandes aux coquillages, à trois, ils te donneront la réponse, à un, tu dois la chercher dans leurs tanières *

Les coquillages ne me disaient rien, mais cela ne semblait pas être le cas de Pastis qui me mâchouillait le pantalon et me faisait des mimiques m'incitant à le suivre.

Je sortis du temple, et la vérité me sauta aux yeux :

Une antre surplombée d'un coquillage était apparu, comment avais-je pu la rater ?

Des choses étranges se passaient, je trouvais ces apparitions de moins en moins naturels, d'abord celle de la barque de l'île des mj...

Tout me tombait tout cru dans le bec, j'avais eu beaucoup de chance en fin de compte.

Un rapide coup d'œil me permit effectivement trois antres de ce type, chacune surplombée d'une coquillage identique à celui-ci.

Le message parlait de tanière, je crois donc qu'il est inutile de développer sur ce que je fis ensuite :

L'intérieur des coquillages semblent être de la même matière que le temple.

Si j'avais bien compris le message, je devais aller récupérer quelque chose dans ce tunnel, puis dans les autres qui suivent.

J'ai appelé ce lieu la caverne de glace, et cela pour des raisons évidentes :

C'était très beau, et sûrement l'un de mes meilleurs souvenirs ici.

La matière formait des stalactites et des stalagmites, mais ce qui faisait la beauté était sans doute ses couleurs loin du vert fluo écœurant du grand temple.

Ce tunnel s'avéra être un véritable dédale, d'autant plus que je ne savais absolument ce que je recherchais ce qui ne le facilita pas la tache.

Plus je m'enfonçais, plus les décors se cassaient, devenaient moins net :

Je n'y voyais plus grand chose à force, mais je devais continuer, toujours plus loin...

La salle devint soudain plus clair, et je crus apercevoir un trou d'où s'échappait de la lumière.

Ma crainte était d'être revenu au point de départ, mais elle s'effaça rapidement, je me souvenais des lieux, et je pouvais affirmer que ce n'était pas eux.

Mais où ce troue pouvait-il conduire alors ? Je ne savais pas à quelle distance et profondeur je m'étais éloigné de l'entrée, peut être que cela conduit à une autre partie de l'île ?

Il y avait un seul de moyen de le savoir :

Pas une autre partie de l'île... Mais plutôt une petite péninsule flottant dans le néant.

Cette péninsule était relié au reste par un petit passage de terre, trop petit pour que j'eus peur de tomber, assez grand pour que je n'ai pas reculé.

J'y étais, au bout du tunnel :

Des rochers assez grossiers étaient disposés ici et là, mais le plus important fut ce que j'y trouvai :

Un nombre, le nombre six même, dessiné sur l'un des rochers, la chose que je suis sensé chercher ?

Je partis du principe que oui, puis je me retournai afin d'aller visiter les autres coquillages.

Surprise :

Je n'étais pas si loin en profondeur finalement, j'étais au même niveau que le reste que l'île, dommage que je fus à 500 mètres de la terre ferme. 500 mètres de la terre ferme, un haut le cœur me pris : Pendant tout ce temps je galopais au dessus du néant ?

Mais surtout comment cette grotte pouvait tenir comme cela sans s'écrouler ?

Me revoilà à poser des questions stupides, je cherchais de la logique où il n'y en a pas.

La seul logique était pour l'instant de faire confiance à ce monde, car jusqu'à maintenant il ne m'avait pas tendue de piège.

Mais je restais sur mes gardes, il y a un début à tout !

Sur ce, je partis en sens inverse aller explorer le second coquillage.

Je vous épargne les détails du retour de la grotte et du chemin jusqu'au second coquillage, je vais juste parler d'une chose étrange que j'avais croisé sur le chemin :

Une corne utilisé par les taurens avec des signes bizarre au sol, hm...

Les signes n'étaient pas d'une langue que je connaissais, j'en copiai donc quelques uns au cas où lorsque je rentrerais ( si je rentre bien sûr ) quelqu'un serait apte à les décrypter.

En attendant, je pénétrai déjà dans le second coquillage.

Celui-ci aurait pu être une copie conforme de l'autre, mais ce n'était pas le cas.

Il était même décevant à son petit frêre, les couleurs et les formes ne signifiaient pas grand chose et sa structure était globalement moins bien élaborée :

Il ne me fallut peu de temps pour trouver une sortie semblable à l'autre coquillage, les passages étaient plutôt larges et se séparaient rarement, en d'autres termes : il fallait être le dernier des kobolts pour arriver à se perdre.

Cette fois ci, la sortie n'était pas sous forme de péninsule comme l'autre, enfin, pas totalement :

La coupure était beaucoup plus net que sur l'autre, et les constructions alentours n'étaient vraisemblablement pas finis.

Le mystérieux architecte de cette île aurait négligé cette endroit ? À moins qu'il soit parti avant d'avoir fini...

Je faillis oublier le plus important !

Après une recherche rapide dans ce lieu, je trouvai finalement un petit huit.

Six et huit, j'avais beau me creuser la tête, je ne voyais pas où cela veut en venir, il n'y avait pas de code à taper, ce n'était donc pas aussi simple. " Le troisième clarifiera sûrement tout ça " pensais-je, et c'est avec cette certitude que je me rendis au troisième coquillage.

L'accès à ce dernier n'avait pas été aussi trivial qu'avec ses deux prédécesseurs.

Il se trouvait derrière le gros temple, et une petite séance d'escalade avait été requis pour l'atteindre :

Mais rien d'insurmontable, et je fus rapidement dans le troisième coquillage, en quête du dernier élément de l'énigme.

Changement de décor à nouveau, les couleurs vives sont de nouveau de rigueur, et celles-ci me rappelaient fortement les gâteaux que faisait ma mère. Les grottes avaient laissé place à des escaliers, qui étaient plutôt étroits il faut l'avouer.

Plus rien ne pouvait m'arrêter, je me sentais libre et puissant !

Je dévalait ces escaliers, comme enivré par quelque chose d'inconnu je...

* CHPAF *

... Me pris un mur invisible en pleine face, le deuxième !

Après une rapide constatation, j'en conclue qu'il s'agissait à nouveau des même murs auquel je fus confronté aux temple D'atal Hakar, les fameux " extrèmes des mondes ".

Comme avant, je du me résoudre à utiliser mon œil de la bête afin de continuer mon périple.

Les passages ne ressemblaient à présent plus tellement à des escaliers maintenant, mais plutôt aux grottes des deux autres antres.

Par contre les passages restaient toujours aussi étroits, mais le chemin restant toujours le même il n'y eu aucune chance pour que je me perdis.

Ce coquillage était bien plus long que les autres, je n'imaginais pas la route que j'aurais du faire si je n'avais pas du utiliser mon œil de l'aigle !

Tout à une fin, et cette grotte ne faisait pas exception :

On y trouvait au bout des espèces de stalactites verts, l'endroit en lui même était assez différent du reste du coquillage.

Je n'eus pas à chercher le message, il était écrit en bien visible sur le sol :

* Le six et le huit sont inutiles, lire ce message aussi, pourquoi faire compliqué quand l'on peut faire simple ? Pour rentrer, on prend la porte *

* Veuillez placer ce message hors de porté de quiconque *

Ce message était étonnant, d'un coté il m'annonçait fièrement que j'avais fait tout cela pour absolument rien, et d'un autre il à été placé dans l'extrême afin qu'il ne puisse être vue de personne... Il y avait quelque chose que je comprenais pas.

Dépité, je repartis sur mes pas afin de trouver... Rien, à vrais dire, juste pour quitter cet endroit.

Les murs de toutes les couleurs, les bâtiments clonés, je commençais à en avoir marre...

J'avais l'impression d'être tombé sur un monde qui n'est pas le mien, sur un terrain de jeu oublié d'une divinité supérieur.

Je passai devant le temple, lui jetai d'un air triste, puis continuai ma route.

Un cerveau nain peut mettre cinq secondes parfois pour transmettre une information, quand il est sobre évidement.

Je devais dépasser sensiblement les cinq secondes lorsque que je me rendis compte de ce qui était arrivé :

Une porte apparue en hauteur dans le temple, et un escalier permettant d'y accéder se forma aussi !

Pourquoi chercher une logique dans un monde illogique ?

Je ne dus jamais oublier cette phrase depuis ce jour.

Ce n'était pas encore fini ! Il me restait à trouver cette fameuse fenêtre...

Voici à quoi ressemblait la première salle du temple :

Tout en restant fidèle a la mode local, cette matière était néanmoins mieux façonné ici.

On passait de grottes à de véritables constructions humaines sculptées.

L'architecture du lieu était assez inventive et son système d'escalier plutôt intelligent mais surtout unique :

Cette pièce suis une progression verticale, et au bout de quelques escaliers j'arrivai enfin en haut.

Cette couleur orange vif m'avait brouillé la vue, je ne voyais plus grand chose une fois sorti de cette salle.

Ma vue rétablie, je quittai un espèce un chapiteau et me rendis vite compte de l'existence d'un autre escalier permettant d'atteindre une autre pièce. Espèce de chapiteau me dites-vous ? C'est tout simplement le nom que je donne pour le toit de la "pièce orange" :

La vue aurait été magnifique de là où j'étais, si il y avait quelque chose à voir.

C'était étonnant comment ce temple attirait l'attention !

Je finis de monter l'escalier, et je pénétrai dans la nouvelle pièce en jetant un dernier regard à l'île.

Le chemin de sorti est ici, j'en était persuadé.

Une claque :

Ce lieu était différent des autres, les couleurs y sont pour beaucoup je pense.

Pas agressif, pas belle ni moche, juste spécial, juste un mélange que personne n'aurait pas pensé faire.

J'étais épuisé par cet immense voyage, et je me demandais où j'arrivais à trouver la force d'arpenter cette pièce.

Je ne l'ai pas encore dit ? Car oui, elle aussi n'est pas mal dans le genre labyrinthe :

Je ne sais pas combien de temps j'avais arpenté dans cette pièce, cherchant une fenêtre qui peut être n'était pas ici !

Je tentais au possible d'éloigner l'affreuse idée que j'avais pu faire tout cela pour rien, pourtant elle revenait, toujours.

Les hommes en bleus réapparurent aussi dans mon esprit, ils n'allaient me laisser filer comme ça, c'était certain.

J'avais de plus du mal à réaliser vraiment l'endroit où je me trouvais, la fatigue y était pour beaucoup, mais il n'y avait pas qu'elle.

Quelque chose... Dans les piliers :

J'avais l'impression d'évoluer dans une peinture.

Ce monde, si illogique mais pourtant réelle.

Ce monde mort, mais à qui je dois la vie.

Ces choses...

J'ai finalement trouvé la fenêtre, c'est l'heure de lui faire confiance une dernière fois.